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Grands prix littéraires français : les livres sélectionnés
La rentrée littéraire a de nouveau ouvert la porte à une série d’émotions fortes, avec ses romans captivants et ses récits poignants. Tandis que les lecteurs avides dévorent les dernières parutions, les jurys des prix littéraires, tels que le Goncourt, le Renaudot, ou l’Interallié, affinent leurs sélections.
En septembre la liste des finalistes sera révélée, créant un suspense insoutenable jusqu’à la proclamation des lauréats en novembre. Les maisons d'édition ainsi que les auteurs talentueux se préparent à marquer cette année avec des œuvres inoubliables. Découvrez sur cette page les livres qui bousculent la scène littéraire et les auteurs qui pourraient bien entrer dans l’histoire cette année.
Prix Goncourt 2025

La maison vide
par Laurent Mauvignier
Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J'ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
Toutes et tous ont marqué la maison et ont été progressivement effacés. J'ai tenté de les ramener à la lumière pour comprendre ce qui a pu être leur histoire, et son ombre portée sur la nôtre.
Prix Renaudot 2025

Je voulais vivre
par Adelaïde de Clermont-Tonnerre
Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice.
Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice.
Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Prix de l'académie française 2025

Passagères de nuit
par Yanick Lahens
Ses propres accès de violence, sa mauvaise graine, comme il la nomme, il tente de les maîtriser en fumant des joints avec son copain Elias ou en se réfugiant dans les pages du dictionnaire. Pas question pour autant de sortir du lot à l'école, il ne fait pas bon à se faire remarquer à traîner avec les fayots. Comme tous les gosses du quartier, il guette pour les dealers, malgré le seul choix que lui laisse sa mère, réussir sa vie.
Elle n'a que lui, lui cuisine des galettes à l'huile et au thym comme au pays, alors qu'elle est bretonne. Tout est posé dès l'entrée de cette magnifique plongée dans la psyché de ce très jeune homme, qui sait bien d'où il vient, mais ne veut rien connaître de son géniteur, l'homme qui, treize ans après l'avoir quittée, fait encore pleurer sa mère. Les années passant, rien ne change, mais tout devient plus compliqué, plus douloureux aussi.
Layla est surveillé de près par son frère, son éternel amoureux n'ose toujours pas lui adresser la parole, et Elias, une nuit où les deux compères écoutent de la musique, annonce qu'il arrête de fumer, il s'est converti. Le fantôme du père devient alors de plus en plus présent, au point qu'un soir, après qu'Elias lui a dit que leur musique était notre narrateur décide sur un coup de tête de partir à Beyrouth.
Sur l'autre rive, il vit une intense parenthèse chez sa vieille logeuse, Mme Hind, avec qui il découvre que la ville et le pays sont eux aussi peuplés de fantômes. La lumière de la Méditerranée, il ne pourra plus s'en passer. Après son retour en France, il trouvera même le courage de prendre la route vers le Sud avec Layla et d'y vivre un temps son rêve avec elle. S'il nous dit combien il est difficile d'échapper à la malédiction des origines, le très beau nouveau roman de Dima Abdallah, sombre et lumineux à la fois, écrit avec une grâce particulière l'histoire simple d'une poignée de personnages en marge, jouets de leur destin, qui, chacun à sa façon, tente de trouver une issue, ils étaient tous les trois inséparables, Layla, Elias et le narrateur de ce monologue, qui, à peine adolescent au début des années 1990, rêve du jour où il connaîtra assez de jolis mots pour convaincre Layla, dont il est fou amoureux, de quitter le quartier avec lui.
Il étouffe dans l'appartement où il vit seul avec sa mère, sa boiterie, sa tristesse, il ne veut pas en connaître les raisons. Ses propres accès de violence, sa mauvaise graine, comme il la nomme, il tente de les maîtriser en fumant des joints avec son copain Elias ou en se réfugiant dans les pages du dictionnaire. Pas question pour autant de sortir du lot à l'école, il ne fait pas bon à se faire remarquer à traîner avec les fayots.
Ses propres accès de violence, sa mauvaise graine, comme il la nomme, il tente de les maîtriser en fumant des joints avec son copain Elias ou en se réfugiant dans les pages du dictionnaire. Pas question pour autant de sortir du lot à l'école, il ne fait pas bon à se faire remarquer à traîner avec les fayots. Comme tous les gosses du quartier, il guette pour les dealers, malgré le seul choix que lui laisse sa mère, réussir sa vie.
Elle n'a que lui, lui cuisine des galettes à l'huile et au thym comme au pays, alors qu'elle est bretonne. Tout est posé dès l'entrée de cette magnifique plongée dans la psyché de ce très jeune homme, qui sait bien d'où il vient, mais ne veut rien connaître de son géniteur, l'homme qui, treize ans après l'avoir quittée, fait encore pleurer sa mère. Les années passant, rien ne change, mais tout devient plus compliqué, plus douloureux aussi.
Layla est surveillé de près par son frère, son éternel amoureux n'ose toujours pas lui adresser la parole, et Elias, une nuit où les deux compères écoutent de la musique, annonce qu'il arrête de fumer, il s'est converti. Le fantôme du père devient alors de plus en plus présent, au point qu'un soir, après qu'Elias lui a dit que leur musique était notre narrateur décide sur un coup de tête de partir à Beyrouth.
Sur l'autre rive, il vit une intense parenthèse chez sa vieille logeuse, Mme Hind, avec qui il découvre que la ville et le pays sont eux aussi peuplés de fantômes. La lumière de la Méditerranée, il ne pourra plus s'en passer. Après son retour en France, il trouvera même le courage de prendre la route vers le Sud avec Layla et d'y vivre un temps son rêve avec elle. S'il nous dit combien il est difficile d'échapper à la malédiction des origines, le très beau nouveau roman de Dima Abdallah, sombre et lumineux à la fois, écrit avec une grâce particulière l'histoire simple d'une poignée de personnages en marge, jouets de leur destin, qui, chacun à sa façon, tente de trouver une issue, ils étaient tous les trois inséparables, Layla, Elias et le narrateur de ce monologue, qui, à peine adolescent au début des années 1990, rêve du jour où il connaîtra assez de jolis mots pour convaincre Layla, dont il est fou amoureux, de quitter le quartier avec lui.
Il étouffe dans l'appartement où il vit seul avec sa mère, sa boiterie, sa tristesse, il ne veut pas en connaître les raisons. Ses propres accès de violence, sa mauvaise graine, comme il la nomme, il tente de les maîtriser en fumant des joints avec son copain Elias ou en se réfugiant dans les pages du dictionnaire. Pas question pour autant de sortir du lot à l'école, il ne fait pas bon à se faire remarquer à traîner avec les fayots.
Prix Décembre 2025

Les forces
par Laura Vazquez
Les Forces reprend et détourne les motifs du roman d'apprentissage. Alternant le prosaïque et le théorique en un éclair, le livre se déploie dans une narration allant du tragique au comique. Nous vivons le parcours initiatique et politique de la narratrice. L'ensemble est porté par une nature perçue comme un flux incessant, une énergie vitale, dont chaque élément peut contenir la totalité. On pense à Fiodor Dostoïevski, à Samuel Beckett, à Simone Weil également dans son approche de la force.
Un roman cardinal dans l'oeuvre de Laura Vazquez. Prix Décembre 2025 Prix Les Inrockuptibles 2025 Prix Blù Jean Marc Roberts 2025 Prix Décembre 2025 Prix Les Inrockuptibles 2025 Prix Blù Jean Marc Roberts 2025
Les Forces reprend et détourne les motifs du roman d'apprentissage. Alternant le prosaïque et le théorique en un éclair, le livre se déploie dans une narration allant du tragique au comique. Nous vivons le parcours initiatique et politique de la narratrice. L'ensemble est porté par une nature perçue comme un flux incessant, une énergie vitale, dont chaque élément peut contenir la totalité. On pense à Fiodor Dostoïevski, à Samuel Beckett, à Simone Weil également dans son approche de la force.
Un roman cardinal dans l'oeuvre de Laura Vazquez. Prix Décembre 2025 Prix Les Inrockuptibles 2025 Prix Blù Jean Marc Roberts 2025 Prix Décembre 2025 Prix Les Inrockuptibles 2025 Prix Blù Jean Marc Roberts 2025
Prix Femina 2025

La nuit au coeur
par Nathacha Appanah
Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Prix du quai des orfevres 2026

Brûlez tout
par Christophe Molmy
Marqué par une fusillade qui a pulvérisé sa vie, incompris de ses collègues, il doit affronter une criminalité nouvelle, insaisissable, qui se nourrit du chaos numérique et défie la police à chaque clic. Mais quand la technologie devient le terrain de jeu des criminels, Sacha n'a plus qu'une arme : son instinct. Et s'il était le seul à pouvoir faire tomber ce réseau qui rêve d'insurrection ? Christophe Molmy est flic et écrivain.
Ancien patron de la BRI de Paris, il dirige aujourd'hui la brigade de protection des mineurs. Brûlez tout est son septième roman.
Marqué par une fusillade qui a pulvérisé sa vie, incompris de ses collègues, il doit affronter une criminalité nouvelle, insaisissable, qui se nourrit du chaos numérique et défie la police à chaque clic. Mais quand la technologie devient le terrain de jeu des criminels, Sacha n'a plus qu'une arme : son instinct. Et s'il était le seul à pouvoir faire tomber ce réseau qui rêve d'insurrection ? Christophe Molmy est flic et écrivain.
Ancien patron de la BRI de Paris, il dirige aujourd'hui la brigade de protection des mineurs. Brûlez tout est son septième roman.
Prix première plume 2025

Quatre jours sans ma mère
par Ramsès Kefi
" Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s'effondre. A trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l'amour et gaspille ses nuits sur un parking avec son meilleur ami, Archie, et d'autres copains cabossés. Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. Alors que Hédi réagit vivement, réaménage l'appartement, enlève son alliance, Salmane met tout en oeuvre pour retrouver sa mère.
Son enquête commence avec de maigres indices - une lettre, un chat tigré, une clé rouillée -, et remue un nombre incalculable de regrets. Il pressent que ce départ est lié à l'histoire de ses parents, orphelins émigrés de Tunisie. Il devine aussi que l'événement va tous les transformer, surtout lui, Salmane, qui voit enfin advenir son passage à l'âge adulte. Dans ce premier roman plein de verve et de sensibilité, Ramsès Kefi compose une fresque intime et sociale, où le quartier ouvrier de la Caverne est à lui seul un personnage, avec ses habitants pudiques, son PMU d'antan, ses reproductions de bisons sur les murs...
Ce texte est un chant d'amour aux mères qui portent le poids de leur famille, sans bruit et sans reconnaissance, aux hommes fragiles, impétueux mais débordant de tendresse, à ceux qui ont le courage d'aller chercher dans le passé les remèdes aux maux du présent.
" Son mari Hédi, ancien maçon bougon, chancelle. Son fils Salmane s'effondre. A trente-six ans, il vit encore chez ses parents, travaille dans un fast-food, fuit l'amour et gaspille ses nuits sur un parking avec son meilleur ami, Archie, et d'autres copains cabossés. Père et fils tentent de comprendre ce qui a poussé le pilier de leur famille à disparaître. Alors que Hédi réagit vivement, réaménage l'appartement, enlève son alliance, Salmane met tout en oeuvre pour retrouver sa mère.
Son enquête commence avec de maigres indices - une lettre, un chat tigré, une clé rouillée -, et remue un nombre incalculable de regrets. Il pressent que ce départ est lié à l'histoire de ses parents, orphelins émigrés de Tunisie. Il devine aussi que l'événement va tous les transformer, surtout lui, Salmane, qui voit enfin advenir son passage à l'âge adulte. Dans ce premier roman plein de verve et de sensibilité, Ramsès Kefi compose une fresque intime et sociale, où le quartier ouvrier de la Caverne est à lui seul un personnage, avec ses habitants pudiques, son PMU d'antan, ses reproductions de bisons sur les murs...
Ce texte est un chant d'amour aux mères qui portent le poids de leur famille, sans bruit et sans reconnaissance, aux hommes fragiles, impétueux mais débordant de tendresse, à ceux qui ont le courage d'aller chercher dans le passé les remèdes aux maux du présent.
Prix Médicis du roman francophone 2025
Prix de Flore 2025

Toutes les vies
par Rebeka Warrior
La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Prix Interallié 2025

L'Amour moderne
par Louis-Henri de La Rochefoucauld
Ou dépeindre un émoi naissant. Mais il faudrait aussi ouvrir les portes closes des appartements bourgeois, et dévoiler la violence intime qui pousse au meurtre. C'est ainsi que Louis-Henri de La Rochefoucauld nous révèle différents visages de l'existence et interroge avec son humour et sa mélancolie légendaires la possibilité d'aimer encore au XXIe siècle. - "Ciselage dans l'ironie, douceur dans la violence, justesse dans le trait.
' LE POINT - "Une galerie de portraits parisiens, à la fois satirique et mélancolique. ' LIRE - "Le Modiano de Passy, un bijou de mélancolie sautillante. ' L'EXPRESS - "Cette comédie sociale, à la fois mélancolique et poétique, est portée par un trait fin, une ligne claire. ' LE FIGARO HISTOIRE
Ou dépeindre un émoi naissant. Mais il faudrait aussi ouvrir les portes closes des appartements bourgeois, et dévoiler la violence intime qui pousse au meurtre. C'est ainsi que Louis-Henri de La Rochefoucauld nous révèle différents visages de l'existence et interroge avec son humour et sa mélancolie légendaires la possibilité d'aimer encore au XXIe siècle. - "Ciselage dans l'ironie, douceur dans la violence, justesse dans le trait.
' LE POINT - "Une galerie de portraits parisiens, à la fois satirique et mélancolique. ' LIRE - "Le Modiano de Passy, un bijou de mélancolie sautillante. ' L'EXPRESS - "Cette comédie sociale, à la fois mélancolique et poétique, est portée par un trait fin, une ligne claire. ' LE FIGARO HISTOIRE
Calendrier des prix littéraires 2025
Voici la liste des dates de remise des prix littéraires les plus attendus :
Prix Première Plume Furet du Nord - Decitre : 1er septembre 2025
Prix de l’Académie française : 30 octobre 2025
Prix Goncourt : 4 novembre 2025
Prix Renaudot : 4 novembre 2025
Prix Décembre : 28 octobre 2025
Prix Fémina : 3 novembre 2025
Prix Médicis : 6 novembre 2025
Prix Interallié : 12 novembre 2025
Prix Goncourt des Lycéens : 24 novembre 2025
Les prix littéraires français
Chaque automne, les grands prix littéraires (Goncourt, Renaudot, Femina, Médicis, Interallié…) mettent en lumière les romans les plus marquants de l’année.
Les sélections se déroulent en plusieurs étapes : une première liste est dévoilée à la rentrée littéraire, puis une deuxième sélection réduit le nombre de candidats à une dizaine. L’annonce des lauréats a généralement lieu fin octobre ou début novembre.
Ces distinctions influencent fortement la vie littéraire française et permettent de faire découvrir de nouveaux auteurs.
Où et quand sont décernés les prix littéraires ?
Les prix Renaudot et Goncourt sont traditionnellement décernés dans le célèbre restaurant Drouant, situé dans le deuxième arrondissement de Paris. Depuis 1914, ce lieu est devenu le théâtre incontournable de ces prestigieuses remises de prix littéraires. Les prix sont habituellement attribués début novembre, généralement le premier mardi du mois, une tradition qui perdure depuis des décennies.
Cependant, cette date a parfois été modifiée, notamment en 2020 en raison de la crise du Covid-19, où les délibérations et les annonces ont été décalées en raison des restrictions sanitaires.
Des prix de littérature pour les lecteurs avant tout
Prix Goncourt
Le prix Goncourt, le plus prestigieux et ancien prix littéraire de France, a été créé en 1896 par testament d'Edmond de Goncourt, bien que la première récompense n'ait été attribuée qu'en 1903. Il vise à récompenser "le meilleur ouvrage d'imagination en prose, paru dans l'année". Bien que ce prix puisse, en théorie, être décerné à des œuvres de différents genres, il est presque exclusivement attribué à un roman. Le lauréat du prix Goncourt gagne une renommée inégalée, bien que la récompense financière soit symbolique, limitée à seulement 10 euros.
En 2024 le prix Goncourt a été attribué à Kamel Daoud pour son livre Houris, illustrant une fois de plus l'importance de ces prix dans la promotion de la littérature contemporaine.
Prix Renaudot
Le prix Renaudot tient son nom de Théophraste Renaudot, un médecin, journaliste et philanthrope français du 17ᵉ siècle, fondateur de La Gazette, le premier journal en France. Ce prix littéraire a été créé en 1926 par des journalistes et critiques littéraires qui attendaient le verdict du prix Goncourt, et il est souvent considéré comme un complément à ce dernier. En plus du prix principal, il existe également un prix Renaudot de l'essai, ainsi qu'un prix du livre de poche.
Ce prix a été le sujet de nombreuses controverses au fil des années, notamment en raison de soupçons de favoritisme au sein des délibérations du jury. Par exemple, en 2007, le prix a été attribué à Daniel Pennac pour Chagrin d’école, bien que ce livre n’ait même pas figuré sur la liste des finalistes, provoquant des accusations de manipulation des votes.
Prix Femina
Le prix Femina a été créé par des collaboratrices du magazine La Vie Heureuse en réaction à ce qu'elles percevaient comme un biais misogyne du prix Goncourt.
Son jury est exclusivement féminin, une originalité à l’époque de sa création. Le prix n’est pas réservé aux femmes : il peut récompenser une œuvre écrite par un homme ou une femme, en prose ou en vers, contrairement au Prix Goncourt, qui distingue uniquement la prose.
Le lauréat 2024 est Miguel Bonnefoy pour son livre Le rêve du jaguar, une saga familiale foisonnante qui retrace, à travers plusieurs générations, l’histoire d’une lignée vénézuélienne hors du commun.
